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Auteur Sujet: Toyota C-HR : Délire rationnel  (Lu 2333 fois)

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Toyota C-HR : Délire rationnel
« le: 11 décembre 2016 à 12:53:36 »
Toyota C-HR : Délire rationnel









Oui, ils ont osé ! Le concept ne passait déjà pas inaperçu sur la moquette des salons, mais le modèle de série, lui, risque de sacrément se faire remarquer dans la rue ! Pourtant, sous ses dehors exubérants, le C-HR sait aussi se montrer rationnel…

Les   :

Look décalé
Qualité de finition
Moteur 1.2T agréable
Emissions de CO2 (hybride)
Comportement sûr et sain

Les - :

Passagers arrière confinés
Coffre et modularité quelconques
Politique d’équipements
Pas de diesel
Moteur lancinant en accélération (hybride)

Développé uniquement pour l’Europe sur la nouvelle plateforme TNGA du groupe, le C-HR partage donc ses dessous avec la nouvelle Prius. Ce qui, en soi, est une très bonne nouvelle, vu le niveau de dynamisme de cette dernière mouture. Mais là où vous risquez d’être surpris, c’est au niveau des dimensions : à première vue, on pourrait considérer ce modèle comme un concurrent de l’espiègle Nissan Juke. Que nenni ! Avec 4,36 m de long, le C-HR n’est que de deux centimètres plus petit que le Nissan Qashqaï ! C’est donc dans la division supérieure qu’il combat…

Look torturé


Il n’y a pas à dire, les designers japonais ne se sont pas endormis sur leurs pinceaux. Très vif et dynamique, le C-HR ne ressemble pas à grand-chose d’autre. Dans l’habitacle, et c’est un peu la bonne nouvelle, le design folklorique se poursuit : motifs en losange incrustés, tablette tactile posée sur la planche de bord, inserts en cuir surélevés ; le C-HR continue de surprendre.

Habitable…

Ils ont compris ! Si les assemblages ont toujours été au meilleur niveau, la qualité perçue des matériaux a longtemps été perfectible, chez Toyota. Les ingénieurs ont compris et nous servent maintenant un habitacle flatteur, aux plastiques moussés et aux inserts en cuir. Les passagers avant seront d’autant plus charmés que l’espace ne manque pas, même si le passager avant semble toujours implanté un brin trop haut.

Mais sombre…

A l’arrière, ça se complique légèrement : l’habitabilité est parfaitement satisfaisante, l’accessibilité n’est pas trop torturée, mais les montants C épais et le ciel de toit noir confinent les passagers arrière dans un univers particulièrement sombre… Les bagages disposent quant à eux d’un volume de 377 litres sous tablette et d’une banquette arrière rabattable 1/3-2/3. Le coffre profite d’un accès aisé, mais sa modularité quelconque ne permet pas de disposer d’un plancher parfaitement plat. Indubitablement, quelques aspects pratiques furent sacrifiés sur l’autel du style…

Deux moteurs

Sur un segment largement dominé par le diesel, Toyota navigue à contre-courant en ne proposant que deux motorisations, dont aucun mazout ! Le moteur d’entrée de gamme est un 1.2 l turbo essence de 116 chevaux. Il s’agit d’une nouvelle unité à 4 cylindres et pourvue d’un généreux couple de 185 Nm de 1.500 et à 4.000 tr/min. Vous pouvez l’associer à une boîte manuelle ou à une boîte automatique de type CVT (Multidrive S en Toyota dans le texte). Dans ce dernier cas, il est même possible d’opter pour la transmission intégrale !

L’autre motorisation proposée est bien connue, puisqu’elle est directement reprise de la Prius : il s’agit du groupe hybride essence-électrique développant 122 chevaux. Une motorisation exclusivement servie par une boîte de type CVT et par une transmission aux roues avant. Avec ce moteur, Toyota devrait séduire les flottes, puisque les émissions de CO2 sont annoncées entre 82 et 90 g CO2/km. Une motorisation plus puissante pourrait voir le jour.

Sur la route

Spécifiquement développé pour l’Europe, le C-HR a donc profité de soins particuliers concernant son comportement routier. Et les efforts ont porté leurs fruits : l’ensemble se maintient correctement sur la route, accepte une conduite musclée et présente un amortissement combinant efficacement maintien de caisse et filtrage des imperfections. Certes, nous connaissons des directions plus précises et des trains avant plus mordants, mais le C-HR ne se présente pas non plus comme une bête de compétition !

Confort

Des deux motorisations, le 1.2 l turbo est celui qui nous a le plus séduits : très grande souplesse de fonctionnement, silence, performances linéaires et faible consommation sont au programme ! La boîte manuelle peut, sur demande, donner un petit coup de gaz entre les rapports pour faciliter les rétrogradages. Ainsi paré, le C-HR se révèle convaincant dans quasiment toutes les circonstances.

Mais pour un agrément optimal en ville, la version hybride n’a évidemment pas son pareil : la boîte automatique et le moteur électrique promettent une évolution aussi douce qu’ouatée. Un vrai régal ! Une fois en dehors des agglomérations, l’agrément mécanique perd quelque peu de son brio, mais se révèle malgré tout, incomparablement plus agréable qu’avec les précédentes générations de Prius. Certes, sous les fortes accélérations, le moteur mouline toujours à un régime constant qui peut devenir lancinant pour les oreilles, mais cela se situe à un niveau nettement plus ténu qu’auparavant.

Equipement et budget

Toyota n’a pas lésiné sur les aides à la sécurité et propose pas moins de neuf airbags, l’alerte de trafic arrière transversal, ainsi qu’un bouclier de technologies baptisé « Toyota Safety Sense » comprenant le régulateur de vitesse adaptatif, le freinage automatique anti-collision, la reconnaissance des panneaux de signalisation…
En option, Toyota propose une excellente stéréo JBL à 9 haut-parleurs et 576 Watts.

Les tarifs démarrent à 22.580 € et grimpent jusqu’à 28.580 €. Typiquement japonaise, la politique d’équipements exige de monter en gamme pour garnir au mieux votre voiture.
La version hybride réclame 3.000 € supplémentaires. Ou, à vrai dire, plutôt 1.500 €, si l’on tient compte du prix de la boîte automatique pour le petit 1.2 l Turbo.

Conclusion

Le C-HR possède un immense mérite, qui se dissipe de plus en plus aujourd’hui : celui de ne pas laisser indifférent.
Que vous le trouviez immonde ou magnifique, le C-HR bouscule l’image traditionnelle de la marque. Mais sous une allure anticonformiste, il propose des solutions techniques raisonnables et bien dans l’air du temps.
A la fois décalé et rassurant, le C-HR fait également le grand saut en bannissant les diesels de sa gamme.
Un choix osé, tourné vers l’avenir, mais qui se révèlera peut-être payant…


http://www.vroom.be/fr/essai-auto/essai-premiere-toyota-c-hr

Mes Réalisation-création:<a class="postlink" href="http://www.mapassion.eu">http://www.mapassion.eu</a>
Auris Touring HSD Dynamique :16.323Km