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Auteur Sujet: Toyota Yaris GRMN : Plaisirs mécaniques  (Lu 1418 fois)

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Toyota Yaris GRMN : Plaisirs mécaniques
« le: 14 février 2018 à 19:41:23 »
Toyota Yaris GRMN : Plaisirs mécaniques



Désignée trait d’union sensé réaliser l’improbable grand écart entre la sage Yaris civile et la radicale Yaris WRC de compétition, la Yaris GRMN s’offre des solutions techniques alléchantes sur le papier.
Mais aussi à l’épreuve de l’asphalte ?



Autant vous l’avouer tout de go : quand Toyota a annoncé l’arrivée de cette série limitée au nom aussi improbable qu’imprononçable (GRMN pour « Gazoo Racing tuned by Master of Nürburgring », une griffe déjà utilisée au Japon pour des modèles sportifs), on a d’abord cru à une simple récupération marketing suite au retour de la marque japonaise dans le championnat du monde des rallyes. On prend une Yaris, on lui colle deux ou trois autocollants par-ci par-là, on l’affuble rapidement d’un kit carrosserie et on monte le tout en mayonnaise avec l’annonce d‘une production limitée numérotée.


1.8l compresseur !

En découvrant plus en détail les caractéristiques de cette Yaris GRMN, ma mauvaise foi a tout de même pris un sérieux coup ! Manifestement, tout n’est pas qu’une question d’autocollants… Toyota annonce notamment l’arrivée dans le compartiment moteur de la petite Yaris du bloc 1.8l « 2ZR » que la maison japonaise livre notamment dans une version équipée d’un compresseur mécanique à… Lotus ! Résultat : la petite japonaise se dope aux stéroïdes et développe 212 ch/250 Nm. Et pour couronner le tout, l’équipe chargée du développement de la Yaris GRMN en a profité pour glisser, au chausse-pied, un autobloquant Torsen dans la boîte manuelle à 6 rapports. Voilà qui, finalement, s’annonce plutôt bien…


Que demander de plus ?

La démonstration continue sur le papier : pesant seulement 1.135 kg, la Yaris GRMN présente le meilleur rapport poids/puissance du segment (même devant la Peugeot 208 GTI by Peugeot Sport !). Elle en profite pour accrocher la barre des 100 km/h en 6,4 secondes, couvrir le kilomètre départ arrêté en seulement 26,5 secondes et atteindre 230 km/h en pointe ! Et encore, Toyota précise qu’il s’agit d’une bride électronique… D��cidemment, voilà qui s’annonce de plus en plus prometteur ! Du coup, on abandonne notre rictus sarcastique du début pour découvrir avec avidité le reste des caractéristiques techniques. Et on n’est pas déçu : Toyota offre des amortisseurs Saschs à sa Yaris GRMN, des jantes 17 pouces en alliage forgé (2kg plus légère qu’une jante en alu traditionnelle), de nombreux renforts destinés à maximiser sa rigidité (barre entre les tourelles de suspension, berceau retravaillé, etc.), un centre de gravité abaissé de 24 mm ainsi que des disques rainurés pincés par quatre pistons à l’avant. Que demander de plus ?


La mélodie du bonheur !

Un style un peu plus inspiré, peut-être ? Dans ce domaine, chacun jugera selon ses préférences. Contentons-nous de signaler la présence d’une calandre nid d’abeille spécifique, d’un aileron assez voyant, d’un toit peint en noir tranchant avec la peinture blanche du reste de la carrosserie (seule proposée), de quelques autocollants (ah, tout de même !) ainsi que d’un diffuseur arrière intégrant la sortie de l’échappement en son centre. Quand on regarde la voiture de dos, on remarque aussi une grosse boîte qui dépasse sous le pare-chocs du côté droit. Une « marmite » d’échappement format XXL indispensable pour réduire la contre-pression et limiter les émissions. Mais qui, on va bientôt l’entendre, aide aussi le moteur à chanter juste !


Sport et sombre

À bord, on découvre deux beaux sièges baquets en alcantara (enfin en Ultrasuede pour être précis !), offrant un excellent maintien, ainsi que le petit volant repris de l’autre seule sportive du catalogue Toyota : la GT-86. Sombre, l’intérieur reste globalement très sobre et se contente de reprendre à son compte l’allure des Yaris les plus huppées et d’y ajouter de petites touches sportives comme le pédalier en aluminium et des fonds de compteurs au graphisme spécifique. Seul véritable bémol : le siège conducteur ne descend pas assez bas ! Dommage. Mais l’implanter plus bas n’aurait pas été possible sans devoir adapter les airbags. Il faudra « faire avec ». Et tant pis pour les grands !


Polyvalente

Une pression sur le bouton « start » suffit pour donner le sourire. Assurément, l’échappement tarabiscoté promet de belles envolées lyriques. On débute cette première prise en main par un petit tour sur la route (l’occasion de voir que le rayon de braquage, qui passe à 11m, perd des plumes suite à l’arrivée du gros 1.8l sous le capot) et un petit galop sur l’autoroute. Le typage de l’amortissement est clairement ferme mais pas trop inconfortable ni sautillant. En conduite coulée, le moteur parvient également à rester relativement coi. Bref, voilà une petite sportive qui se montre assez conciliante au quotidien. La consommation du moteur équipé d’un compresseur mécanique, assez énergivore, aura tout de même tendance à tourner assez rapidement avec la barre des 10l/100km, même en conduite coulée (et au moins 15l/100km quand on ouvre en grand !).


La mélodie du bonheur !

Passons aux choses sérieuses : Toyota nous propose de pousser la Yaris GRMN dans ses retranchements sur circuit à bord d’un modèle de série, mais équipé de pneus « racing ». Et c’est à ce moment-là qu’on ravale définitivement notre sourire ironique ! Quel engin ! Le moteur, d’abord, est nettement plus charismatique que les blocs turbo concurrents. Il reprend avec hargne en bas mais présente surtout une allonge incroyable. Il pousse jusqu’à 7.000 tr/min sans faiblir ! La sonorité, ensuite, nous rappelle le bon vieux temps où les moteurs sportifs savaient chanter librement sans l’aide de bidouillage électronique ridicule via l’installation audio ! Et puis il y a ce train avant… Le grip est phénoménal (surtout avec les pneus racing, bien sûr…) et l’efficacité du Torsen indéniable : le nez repique vers la corde quand on ouvre les gaz en grand ! L’équilibre de la voiture, enfin, ne mérite que des éloges : la Yaris GRMN est très stable mais accepte de pivoter légèrement, juste dans les bonnes proportions sans excès, lors des transferts de masse.


Conclusion

Un parcours sans-faute que l’on confirme ensuite sur les petites routes sinueuses à souhait de l’arrière-pays catalan avec les Bridgestone Potenza de route. Indiscutablement, cette Yaris GRMN, c’est de la bombe comme on n’en fait plus ! Et pour une très simple raison : elle permet de retrouver des sensations purement mécaniques, à l’ancienne, sans filtre ni interférence électronique. Toute la partition sonne juste : des freins en passant par la direction et l’embrayage, etc. Dommage que les 400 exemplaires réservés pour l’Europe (il y a en aura aussi 200 pour le Japon), bien que facturés plus de 30.000€ tout de même, soient déjà officiellement tous vendus…

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