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Auteur Sujet: Toyota i-Road, révolution urbaine sur trois roues  (Lu 1023 fois)

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Toyota i-Road, révolution urbaine sur trois roues
« le: 17 septembre 2014 à 18:22:04 »
Toyota i-Road, révolution urbaine sur trois roues



Grenoble lance une expérience d'autopartage avec un véhicule unique et étonnant conçu par le groupe japonais.


Si vous voulez vivre une nouvelle expérience de mobilité urbaine et piloter un engin inédit et révolutionnaire, rendez-vous à Grenoble. A partir d'octobre, la ville sera le théâtre d'une nouvelle et intéressante expérience d'autopartage devant permettre aux usagers des transports en commun d'effectuer les premiers ou les derniers kilomètres de leurs trajets urbains avec des petits véhicules électriques. Ce projet, étalé sur une durée de trois ans, implique cinq acteurs réunis: la ville de Grenoble, sa communauté d'agglomérations, l'opérateur d'autopartage Cité Lib, et EDF, via sa filiale Sodetrel spécialisée dans les infrastructures. Toyota, enfin, fournit une flotte de 70 véhicules électriques ultracompacts dotés d'une autonomie d'une trentaine de kilomètres (recharge complète en trois heures). La réservation s'effectue sur un smartphone via une application dédiée et 27 stations de recharge ont été implantées, situées près des arrêts de tram, bus ou TER.

L'horizon s'incline lors de chaque virage

Les véhicules mis à disposition par le constructeur japonais sont pour moitié de classiques voiturettes, comme on en trouve sur tous les golfs du monde (les Coms), monoplace, à quatre roues, et disposant d'un coffre. L'autre moitié se révèle beaucoup moins classique: il s'agit d'une flotte d'i-Road, un tricycle biplace (en tandem), n'ayant jamais été diffusé. Ce petit engin, long de 2,35 m (pour une largeur de 0,87 m et une hauteur 1,45 m), possède des caractéristiques étonnantes. Tout d'abord, c'est sa roue arrière qui est directrice, ses roues avant n'étant que motrices (chacune intègre un moteur électrique). Il s'incline comme une moto dans les virages pour reprendre ensuite naturellement une position verticale en ligne droite. Capable de rouler à 60 km/h, sa vitesse est ici bridée à 45 km/h. Un permis de conduire automobile est exigé et une petite formation doit être suivie avant d'investir son cockpit.



Après avoir assimilé les rudiments de la conduite d'un i-Road, nous nous sommes lancés à son volant dans la circulation grenobloise. La bonne nervosité de la machine lui permet de s'insérer sans difficulté dans le trafic. Sa vitesse limitée n'est pas pénalisante dans une circulation dense. La transmission, automatique, ne compte que trois touches: marche avant, arrière, et neutre. Moteur électrique oblige, le véhicule ne fait aucun bruit et ne délivre, bien sûr, aucun rejet polluant. La surprise arrive à l'abord du premier virage. L'i-Road en s'inclinant, vous donne l'impression, avec le repère visuel que constitue la planche de bord, de piloter non pas une moto, mais un avion devant lequel l'horizon urbain se met tout à coup à s'incliner. Impressionnant et finalement amusant. Sa roue arrière directrice permet de tourner presque sur place, ce qui conduit au début à déclencher les manœuvres de virage un poil trop tôt.

Regards envieux des passants

Son équilibre s'est révélé infaillible: plein gaz et volant en butée, l'i-Road ne dévie pas de sa trajectoire en courbe. Il reprend ensuite imperturbablement son cap en ligne droite. Reste à savoir comment ce véhicule, qui supporte une forte contrainte sur sa roue arrière dans les virages, se comportera sur sol humide ou sur une voie enneigée, ou encore verglacée. «Nous avons l'habitude des mauvaises conditions météorologiques, nos rue sont rapidement nettoyées», assurent les services de la voirie de Grenoble.



L'i-Road accueille sans difficulté un conducteur de grande taille, mais la place arrière sera à réserver plutôt à de jeunes enfants ou, faute de coffre, à de petits bagages. L'habitacle est étanche aux intempéries et un essuie-glace, comme sur une vraie voiture, assure le nettoyage du pare-brise. Les lumières s'allument automatiquement dès la tombée de la nuit. Sa bouille futuriste et sa conduite ludique ne laissent pas insensibles les Grenoblois, comme nous l'ont prouvés les regards envieux lancés par des passants de 7 à 77 ans lors de notre passage dans les rue de la ville.

Ce véhicule, qui rappelle les anciens tricycles Messerschmitt KR 175 et KR 200 Kabinenroller des années 1950-1960, est unique au monde. Toyota a envoyé à Grenoble 35 des 50 exemplaires d'i-Road construits. C'est donc dans un quasi-prototype, dont le prix de revient se chiffre probablement à plusieurs centaines de milliers d'euros l'exemplaire, que les Grenoblois vont rouler. Cinq spécialistes du concessionnaire Toyota de la ville ont été spécialement formés à l'entretien et à la réparation de l'i-Road. Satisfait de l'expérience de Strasbourg avec la Prius plug-in, le géant japonais de l'automobile participe à un nouveau projet dans une autre ville française, avec laquelle il a établi de longue date des relations de confiance, via notamment des entreprises implantées dans la région, tels le CEA et l'Institut National de l'Énergie Solaire (Ines). Dommage pour Renault et sa Twizy, dont il n'a semble-t-il pas été question à Grenoble. Mais si cette expérience se révèle positive, le marché ne sera pas pour autant fermé au constructeur au Losange. Pour notre part, nous regrettons que l'i-Road n'ai pas été produit pour le grand public. Avec, imaginons, un moteur de moto de 500 cm3 à la place des groupes électriques. «Ce n'était pas dans l'esprit», commente-t-on chez Toyota.



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