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Auteur Sujet: Tesla Model S 100 D : L’épouvantail  (Lu 33 fois)

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Tesla Model S 100 D : L’épouvantail
« le: 10 octobre 2017 à 09:48:44 »
Tesla Model S 100 D : L’épouvantail



Pendant que la concurrence premium planche sur le développement de leur premier modèle électrique, Tesla étend paisiblement sa gamme.

Quatre ans après son lancement en Europe, l’épouvantail Model S s’est ainsi progressivement offert des batteries aux capacités étendues, de nouvelles aides à la conduite et un deuxième moteur.

Rencontre avec la S 100D.



Annonçant l’arrivée d’un gigantesque pack de batterie capable de stocker 100 kWh, la version haute-performance de la Model S, la P100D, marie deux moteurs électriques (un par train) surpuissants développant au total près de 600 ch et plus de 1.000 Nm de couple ! Un véritable dragster, grâce à son mode « Ludicrous », qui l’aide à accrocher la barre des 100 km/h en seulement 2,7s. Et surtout faire beaucoup de bruit sur la toile grâce aux vidéos montrant ce « char d’assaut » de plus de deux tonnes laisser de nombreuses supercars sur place, lors d’exercices de départ arrêté que nos amis « ricains » affectionnent tout particulièrement.

Dorénavant, le pack de batterie de 100 kWh est néanmoins également proposé avec une version légèrement édulcorée. On conserve deux moteurs électriques, synonymes de transmission intégrale, mais la puissance totale descend à 422 ch (660 Nm) grâce à deux machines développant respectivement 193 kW (262 ch). L’autonomie officielle offerte par les quelques 600 kg ( !) de batterie, selon le cycle NEDC, en profite pour passer à… 632 km !

Prémisse de conduite autonome

« Vieillissante » a priori, puisque sa première présentation officielle remonte à 2009, la Model S profite néanmoins de mises à jour continues lui permettant de rester à page. La Model S propose ainsi de nombreuses aides électroniques indisponibles lors de son lancement comme le freinage automatique d’urgence, l’alerte de franchissement de ligne ou la détection des angles morts. Le conducteur peut, en sus, jouir de fonctionnalités étendues en commandant le pilotage automatique amélioré (5.800€) voire le pilotage autonome (encore 3.500€ en plus). On pourra alors, toujours en veillant à pouvoir reprendre la main en cas de besoin, progressivement céder la conduite dans les conditions moins amusantes, comme l’autoroute ou les embouteillages, à sa voiture.


Confort soigné

Sur cette version, dépassant à la fois la barre des deux tonnes et des 110.000€ de base, on jouit en série d’un amortissement pneumatique. En plus d’offrir une assiette à la hauteur variable, elle assure un toucher de route relativement prévenant. Même si, notre modèle d’essai étant équipé des plus grandes jantes disponibles (21’’) au catalogue, elle ne parvient pas toujours à gommer parfaitement les petites irrégularités.

Très bien insonorisée en ville ou lors des trajets péri-urbains (ses moteurs électriques ne font bien évidemment pas de bruit…), la Model S laisse percevoir davantage de bruits aérodynamiques aux vitesses autoroutières. Toujours au rayon confort, on soulignera également que les sièges de la Californienne pourraient être plus moelleux et offrir un meilleur maintien.


Décidément différente des autres

À l’usage, la Tesla demandera également un petit temps d’adaptation pour se familiariser avec son système d’accès caractéristique (les poignées s’escamotent, par exemple, à l’approche du conducteur) ainsi qu’avec le fonctionnement de sa clé dont les boutons sont des surfaces tactiles non marquées par les traditionnels symboles. Mais on s’y fera assez rapidement…


Accélérations époustouflantes !

Même si l’on se contente de la 100D « non-P », on ne sera pas déçu au moment d’enfoncer la pédale de droite ! Diable, cette Tesla a le diable au corps et accroche les 100 km/h en 4,3s ! On se sent propulsé par un élastique géant, sans le moindre bruit ! Les performances deviennent un peu moins démonstratives au fur et à mesure que la vitesse augmente. La vitesse maximale est, quant à elle, limitée officiellement à 250 km/h. Mais on ne se sent pas autant en confiance qu’à bord d’une Porsche Panamera ou d’une BMW Série 7 au-delà des 180 km/h, sur les autobahns.

Même constat sur les routes sinueuses : la Tesla Model S ne rechigne, certes, pas à adopter une allure soutenue sur les routes secondaires. Mais en laissant, à nouveau, son conducteur moins en confiance qu’avec une berline « concurrente » d’un blason germanique de même dimension. Il faudra composer avec une direction trop légère, et des liaisons au sol affichant plus promptement leurs limites.


Espace gigantesque !

Par contre, sur le plan pratique, la Tesla Model S supplante les berlines concurrentes. Trois passagers peuvent s’installer assez facilement sur la banquette arrière de la Tesla, en l’absence de tout tunnel de transmission. La banquette arrière (chauffante avec le pack hiver) de la Model S affiche, par contre, une assise assez courte et impose de voyager avec les genoux dans le menton en raison de la présence des batteries dans le soubassement.

Pour les familles nombreuses, signalons tout de même que la Tesla peut embarquer deux strapontins optionnels (4.600€), dos à la route, qui s’escamotent depuis le coffre. En parlant coffre, justement, la Tesla Model S offre un volume de chargement insoupçonné ! Tant sous son capot arrière (745 litres) que sous son capot avant (150 litres). Les berlines thermiques concurrentes ne peuvent rivaliser sur ce plan, c’est certain !


Connectée

En s’installant à bord, impossible de ne pas avoir le regard attiré par la gigantesque tablette verticale caractéristique de cette voiture élevée dans la « Silicon Valley ». Elle se démarque par son utilisation intuitive et quelques attentions spécifiques, comme une connexion Spotify par exemple. Et bien sûr, on peut aussi très facilement rechercher les fameuses stations de recharge rapide de Tesla, les « superchargeurs », tout en connaissant à distance la disponibilité du nombre de points de charge en temps réel.

Par contre, la connexion 3G de l’info-divertissement perdant parfois le (sans-) fil, on se retrouve à l’occasion avec une carte de navigation Google Earth grisée en attendant le rafraichissement de la page… Cela peut être assez fâcheux quand on arrive dans une zone, moins bien couverte, que l’on ne connaît pas ! Notons enfin que l’application spécifique pour smartphone permet de commander/vérifier à distance la recharge, la pré-climatisation, etc. de son bolide.


400 km, au moins…

En adoptant un style de conduite « éco », la Tesla Model S peut se contenter de 17 kWh/100km. Ce qui lui autorise alors un rayon d’action réel d’environ 570 km. À l’inverse, en conduite sportive, nous avons relevé une consommation moyenne flirtant avec les 35 kWh/100km. Ce qui réduit le rayon d’action réel de la S 100 D à environ 280 km.

Mais pour une utilisation « courante », on peut néanmoins plutôt tabler sur une consommation moyenne tournant autour des 22 à 24 kWh/100 km. La batterie de la Tesla offrira alors au moins 400 km réels d’autonomie avant de vouloir à nouveau être rassasiée d’électrons. Ce qui, à l’usage, s’avère largement suffisant pour rapidement faire oublier la peur de la « panne sèche » caractéristique des autres voitures électriques. Surtout que le réseau de « superchargers » de Tesla affiche une efficacité assez impressionnante. Nous avons récupéré en moyenne +-270 km d’autonomie en 30 minutes lors de nos recharges !


120% de déductibilité

Voiture 100% électrique, la Tesla Model S jouit d’une déductibilité fiscale de 120 %. En pratique, cela signifie qu’on pourra déduire 136.740€ de sa fiche d’impôt après avoir réglé la note de 113.950€ de la Tesla Model S 100D. Pour ce prix, on jouit d’un équipement de série relativement complet. Par contre, le niveau de finition et la qualité des matériaux offerts par Tesla restent inférieurs aux standards dictés par les blasons allemands pour ce tarif.

Même constat du côté de l’équipement optionnel proposé. Certes, l’Autopilot est assez moderne et technologique, mais ne vous attendez pas à pouvoir configurer votre Model S à la carte comme chez Porsche, Audi, Mercedes ou BMW. Signalons, enfin, que Tesla n’offre plus un accès illimité à son réseau de « supercharger » mais plutôt un forfait de 400 kWh/an. La consommation d’électricité supplémentaire sera ensuite facturée à 0,23€/kWh.


Conclusion

Pour le prix exigé, la Model S 100D ne peut rivaliser avec les concurrentes thermiques traditionnelles sur le plan de la finition, de l’équipement ni même de l’agrément dynamique (en-dehors des lignes droites s’entend !). Par contre, voilà une réelle alternative pour les clients à la recherche d’une voiture premium sevrée du sans-plomb. Les clients professionnels profitent en outre d’un niveau de déductibilité fiscal alléchant, et les particuliers de taxes nulles (en Flandre) voire équivalentes à celles d’une citadine (à Bruxelles et en Wallonie). Le gigantesque pack de batterie aide, en outre, à rapidement oublier que l’on roule avec une voiture électrique. Et, à l’occasion, les deux moteurs électriques peuvent assurer des prestations dignes de celles d’une super-car multipliant les cylindres sous son capot moteur !

source
http://www.vroom.be/fr/essai/essai-tesla-model-s-100-d?utm_source=vroom&utm_medium=content&utm_campaign=newsletter-daily-content&utm_term=news4
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